La journée resemble aux autres journées de ce mois de Janvier, ensoleillées, instable en basse couche avec un plafond plutot bas et bien marqué. Le plafond semble un peu plus prométeur néamoins, autour de 1900 en fond de vallée, mais il faudra composer avec un vent de nord/ouest marqué. On monte au San Bastiano, je m'installe et parviens à décoller en sud malgré le flux de nord déjà présent à l'aide d'un décollage dos voile dynamique. Le nord à l'avantage sur les thermiques en face sud et dégouline en face sud. Je fuis rapidement vers le Gozzi. Je trouve des thermiques bien marqués à la cassure. J'essai de rejoindre la créte du baptistère, mais je me fais enterré et suis incapable de la survoller. Je reviens donc à la cassure et décide donc de continuer vers le Gozzi. Ca chauffe bien, je sors, mais les plafonds sont bas, autour de 1000m. La décision est trés compliqué, impossible de rejoindre la créte de Sarrola. La transition vers Sant Eliseo est la seule option, mais les marges sont trés faibles. Il faut espérer trouver une confluence entre le nord qui rentre plutot fort et la brise de la Gravona, mais rien de matérialisé à ce point. Je tente le tout pour le tout.

Ca marche, je trouve une bonne ligne. Je me met en attente entre Sarrola et Sant Eliseo, mais personne ne me suis. Je suis tout seul. Je continue ma ligne sur les flancs sud de Sant'Eliseo, à l'abris du vent. Je trouve un thermique salvateur entre Punta di Tanelli et Punta u Stantaru qui me permet de rejoindre le plafond et de tracer ma route vers la pompe de Véro. Là, les conditions sont trés confluentes, trés fortes. Je continue au desus du Vignale vers A I Novi. La ligne n'es pas claire. Les cumulus sont trés décallés en vallée par le vent de nord, mais soufflés, ce n'est pas toujours facile de trouver le coeur. Je reviens au relief à l'entrée du cirque d'A I novi et je me fais enterré par le nord qui rentre. Je ressort facilement sur le flanc sud ouest de la Punta. Une fois de retour, je retrouve des conditions confluentes. Je remonte tant que le plafonds me le permet avant de faire demi tour.

L'allé s'est bien passé, mais serait je en mesure de rentrer. C'est d'abord trés facile jsqu'à A I Novi, puis, comme à l'aller, les cumulus sont trés déportés en vallée au dessus du vignale, je n'ose pas me décaller autant de la créte. J'essai de trouver une bonne ligne jusqu'à la pompe. Toujours aussi forte et confluente, elle me permet de retourner au plafonds. Ce n'est pas suffisant, je suis obligé de repasser par les faces sud. J'y suis a l'abris, et de facon surprenante, peu contré, j'y suis toujours dans la ligne de confiuence. De retour au plafond, je dois faire un choix de trajectoire.

Je ne pense pas être en mesure de rentrer par le même chemin, j'essai donc de repasser au vent des crétes. Je ne suis plus dans la ligne de confluence, je perds trés vite mon altitude. Arrivé sur les faces nord, le dynamique n'est absolument pas rendant en basse couche. Je chemine donc bas en direction de la plage. Des petits thermiques au dessus de la ligne électrique et la créte de Punta di Morti me font espérer la possibilité de regagner la créte du San Bastiano. Ca ne sera pas suffisant, je rejoins la plage.

Je suis incroyablement fier de ce vol. Il a été techniquement trés compliqué, aussi bien en terme de pilotage dans des thermiques sous le vent et dans des confluences fortes, qu'en terme de placement et de décision pour trouver les confluences et les bonnes lignes sous le vent.



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